2022 : La Primaire Populaire

Le 29 septembre 2021, après avoir été plébiscitée plus de 500 fois sur la plate-forme de la Primaire Populaire, et que ma candidature ait été validée par la Haute Autorité de la Primaire Populaire et le Conseil d’Orientation, je deviens la première femme officiellement candidate à la Primaire Populaire. Jusqu’au 11 octobre, les internautes peuvent me parrainer sur la Primaire Populaire pour amplifier la portée de nos voix citoyennes.

En 2020, j’ai choisi de ne pas me représenter lors des élections municipales considérant qu’il faut une forme de radicalité démocratique pour renouveler les élu.e.s d’une part, et ne pas faire des « d’élu.e » d’autre part, la politique n’étant pas un métier. Je considère également qu’il est fondamental de transmettre l’expérience politique pour que d’autres personnes se sentent outillées, légitimes et capable de prendre des responsabilités, car la politique appartient à toutes et tous. J’ai collaboré de diverses façons dans les initiatives qui œuvrent à renforcer ce pouvoir d’agir citoyen comme Tous Elus, Investies ou encore Open Politics.

J’ai soutenu des listes municipalistes qui proposaient de nouvelles façon de faire de la politique, à Poitiers, Toulouse, Montpellier, Chambéry, partant des habitantes et habitants, mettant le projet avant les candidat.e.s, elles-même choisies par des processus démocratique : élections sans candidat, jugement majoritaire, tirage au sort etc. et j’ai milité pour que de telles propositions soient adoptées aux élections régionales et départementales.

Membre du Cercle d’Animation de l’association Démocratie Ouverte, je me suis également engagée pour une nouvelle façon de faire de la politique pour 2022 à travers l’appel 2022 Vraiment en Commun et l’initiative concrète de la Primaire Populaire.

L’urgence aujourd’hui est démocratique, sociale et écologique.

  • Prendre le pouvoir pour le partager, et permettre que notre démocratie vive pour toutes et tous.
  • Éradiquer la pauvreté, pour que toutes et tous vivent dignement
  • Agir radicalement pour le climat et le vivant, pour que les générations futures puissent tout simplement vivre.

Face à ces urgences, c’est plus radicale que bisounourse que j’aborde cette nouvelle étape politique.

Je n’avais pas l’intention d’être candidate à la Primaire Populaire, et je me suis d’abord engagée dans l’organisation, puis auprès d’autres candidat.e.s en dehors des partis pour amplifier ces voix citoyennes et faire en sorte que cette primaire soit vraiment populaire, notamment avec Anna Agueb-PorterieBrice MontagnePierre Schwarz et Fréderic Amany.

Mais la visibilité de ces candidatures reste très faible, et ma petite notoriété peut permettre d’amplifier ces voix. Des plus, les appareils partis qui pourraient s’engager à travailler ensemble pour faire face aux urgence boudent la Primaire Populaire, bien qu’elle soit issue notamment des mouvements de jeunesse de ces partis. Pourtant il est clair que divisés, aucun.e candidat.e défendant les droits humains et la planète ne gagnera, et donc les inégalités continueront à s’aggraver, la démocratie à péricliter et le climat à se dérégler.

Sans union, nous mettons gravement en danger notre présent et notre futur. Une campagne pour imposer un discours citoyen autour de la démocratie a donc du sens.

Je ne vais pas écrire un nouveau programme.
Il y en a largement assez. Il y a le programme que nous avions produit en 2017 à partir des propositions des organisations sociales, associatives, entrepreneuriales etc.. Il y a aussi les programmes des différents partis des gauches et de l’écologie, notamment les propositions de Sandrine Rousseau, qui donnent des propositions solides pour améliorer la société. Pour autant, tous ces programmes ne servent à rien si nous continuons à nous diviser et donc perdre les élections.

Pour mettre d’accord les forces humanistes, sociales et écologiste, il y a déjà le socle commun, sur lequel tous ces partis s’accordent. Ces 10 propositions de rupture issues ont la capacité de changer la vie des gens.
Je ne nie pas les ruptures idéologiques entre les partis des gauches en présence. Mais nous proposons que les questions à trancher le soit démocratiquement, dans un débat collectif qui n’enterre pas toute possibilité de prendre le pouvoir et de commencer par lutter contre la pauvreté et pour le climat. Avec un mode de scrutin différent, le premier tour de l’élection présidentielle permettrait de trancher. En l’état actuel de notre système démocratique, ce n’est pas possible.

Nous voulons rassembler sur une vision partagée, un projet de société commun. C’est ce qui potentiellement pourrait redonner envie aux gens de voter.
Et c’est urgent : au 1er tour des élections Régionales de juin 2021, 2 électeurs sur 3 ne se sont pas déplacés pour aller voter. 82% chez les moins de 35 ans. 84% chez les 18-24 ans !

Je m’engage ainsi sur la question de la démocratie, de la coopération et de l’éthique.
D’une part autour des 3 mesures proposées par Démocratie ouverte pour sauver la démocratie
1. Mettre en place le vote par “jugement majoritaire”
2. Reconnaitre le vote blanc et refaire les élections en cas de quorum non atteint
3. Financer les partis via les “bons pour l’égalité démocratique”

Des méthodes démocratiques pour travailler les points de désaccord entre les partis existent. Europe, laïcité, décroissance, ces désaccords existent. Pourtant, ces partis sont parfaitement capable de travailler et de gouverner ensemble quand ils le souhaitent, aux municipales, régionales et départementales. Alors changeons l’approche, créons des équipes, et inventons un profond changement de méthode, de façon d’exercer le pouvoir, de construire ensemble, et gouverner ensemble, avec les personnes directement concernées.

Enfin, quand seuls 16% des français disent avoir confiance dans les partis politiques, proposer des solutions pour plus déthique et de transparence des candidatures, de leurs soutiens et des accords législatifs, est indispensable pour retrouver une confiance entre les citoyennes et citoyens et leurs représentant.e.s

Notre objectif est tout simplement une révolution démocratique pour rendre la politique à toutes et tous.

Une utopie ? Peut-être, mais ces mots magnifiques de Lydie Salvayre dans son livre « Rêver Debout » nous rappelle que seules les utopies peuvent changer le monde :

« Souhaitez-vous donc une vie délivrée de ses songes et de ses utopies ?
Une vie entièrement vouée aux morales utiles ?
Souhaitez-vous que nous abandonnions tout ce qui a toujours tenu les femmes et les hommes debout, le goût du rêve, le goût du risque et la soif de choses nouvelles quel que soit le nom qu’on lui donne ?

Auriez-vous oublié que l’utopie est l’un des meilleurs adjuvants de la vie ?
Ignorez-vous que les utopies les plus folles sont vouées à se réaliser un jour ou l’autre ? Toute l’Histoire, cher Monsieur, nous l’apprend. (…)

Soyons ces Don Quichotte, ensemble, et déboulons dans le paysage !

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